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Les 3 secrets que votre banquier ne révèlera jamais

L'éducation financière personnelle est essentielle pour naviguer efficacement dans le monde complexe des services bancaires, surtout au Cameroun, où les pratiques bancaires soulèvent de nombreuses questions.


Dans cet article, je vous dévoilerai les secrets que votre banquier ne vous dira jamais. Vous n'en reviendrez pas... Nous aborderons comment les tarifs bancaires sont souvent fixés de manière arbitraire, en violation de nombreuses réglementations en vigueur. Plus encore, nous verrons comment les banques utilisent leur pouvoir pour encourager une surconsommation de services financiers coûteux, au détriment de la santé financière de leurs clients. Nous explorerons également l'impact des cartes bancaires, l'absence d'éducation financière, et les produits financiers souvent inadaptés qui piègent les clients dans une spirale de dettes.


Mon hypothèse est qu'en prenant conscience de ces pratiques, vous serez mieux équipé pour exiger plus de transparence et d'équité dans vos interactions bancaires, et vous prendrez de meilleures décisions pour améliorer votre santé financière.



Secret 1 : Les prix des services bancaires sont déterminés arbitrairement, et en violation de la loi


Au Cameroun, les tarifs bancaires sont souvent décidés de manière arbitraire, en totale violation des réglementations en vigueur. En 2011, le Ministre des Finances a pris un arrêté rendant certains services bancaires gratuits, parmi lesquels on trouve l'ouverture des comptes, la délivrance de relevés d'identité bancaire, et les paiements par carte bancaire auprès des commerçants au Cameroun. Cependant, malgré cette directive, les clients continuent de se voir prélevés des frais à chaque utilisation de ces services.



Secret 2 : Les pratiques bancaires au Cameroun sont en décorrélation avec la réalité des consommateurs



La carte bancaire, un gouffre financier

Personne qui retire du cash sur un ATM
Image from Iwaria.com

Les banques mettent un point d'honneur à promouvoir l'utilisation des cartes bancaires. Officiellement, ces cartes sont censées faciliter les retraits d'argent aux guichets automatiques (GAB) et les paiements chez les commerçants. Or, dans la réalité camerounaise, ces cartes sont peu utilisées pour les paiements marchands dans les supermarchés et autres commerces, principalement parce que de nombreux commerçants ne sont pas équipés de terminaux de paiement électronique (TPE). De plus, ce gouffre financier constitue également une violation de la loi puisque le paiement marchand par carte fait partie du service minimum garanti qui est censé être gratuit.

Par contre même si les établissements de paiement (Orange Money, MTN Mobile Money, etc.) ont des comportements aussi néfaste que ceux des banques, elles ont démontré que d'autres solutions, plus adaptées et moins coûteuses, existent.


Pendant que, les banques continuent de pousser les clients à utiliser des cartes bancaires, un produit plus courant en Occident mais qui, chez nous, se révèle être un gouffre à frais financiers.



Secret 3 : Pousser la tendance à faire surconsommer les clients


Homme obèse avec le ventre qui déborde le tshirt, regardant son téléphone

L'absence de formation financière

Avez-vous déjà vu une banque organiser des formations gratuites pour ses clients ? Probablement pas. Si les banques investissaient dans l'éducation financière de leurs clients, ces derniers seraient mieux équipés pour gérer leur budget, rembourser leurs crédits plus facilement et ainsi devenir de bons clients pour la banque.


Mais cela n'existe pas. Il semble que les banques préfèrent que les clients restent dans l'ignorance, ce qui les rend plus susceptibles de surconsommer des services bancaires coûteux et de contracter des crédits qu'ils auront du mal à rembourser.


Les produits bancaires inadaptés

Les banques camouflent souvent leurs pratiques douteuses derrière des produits financiers complexes et inadaptés à la réalité locale. Le but est simple : pousser les clients à consommer plus de services, souvent au détriment de leur santé financière. Par exemple, l'offre de crédits à la consommation est abondante, mais ces prêts sont souvent assortis de conditions et de frais exorbitants, piégeant ainsi les clients dans une spirale de dettes.



Conclusion


Les pratiques bancaires au Cameroun sont loin d’être transparentes et justes. Les tarifs sont souvent fixés de manière arbitraire et en dépit des réglementations en place. De plus, les banques utilisent leur pouvoir pour encourager la surconsommation de services financiers coûteux, tout en négligeant l'éducation financière de leurs clients.


Il est grand temps que les consommateurs prennent conscience de ces pratiques et exigent des services bancaires plus équitables et transparents. Il appartient également aux autorités de mieux réguler ce secteur pour protéger les citoyens des abus bancaires.

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